OMS / Felix Marquez
La vaccination à l’échelle de la communauté est le moyen le plus efficace de prévenir la rougeole.
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Couverture vaccinale

15 juillet 2026
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L’essentiel

  • En 2025, à l’échelle mondiale, 13,5 millions d’enfants n’étaient pas vaccinés – les enfants dits « zéro dose ».
  • La couverture par une troisième dose de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC 3) s’établissait à 85 % en 2025.
  • La proportion d’enfants ayant reçu une première dose de vaccin antirougeoleux était de 84 % en 2025.
  • À l’échelle mondiale, la couverture de la première dose de vaccin contre le papillomavirus humain chez les filles était de 33 % en 2025.
  • Pour la fièvre jaune, la couverture vaccinale dans les pays à risque est de 53 %, soit bien inférieure au taux recommandé de 80 %.

Vue d’ensemble

Même si la vaccination est l’une des interventions de santé publique les plus efficaces, la couverture est restée stable depuis 2024, mais les données mettent en évidence une évolution préoccupante dans la réalisation des principales cibles du Programme pour la vaccination à l’horizon 2030 (Vaccination 2030).

En 2025, environ 85 % des nourrissons dans le monde (110 millions) ont reçu les trois doses du vaccin diphtérie-tétanos-coqueluche (DTC3), qui les protègent contre des maladies infectieuses pouvant être graves, voire mortelles, et causer des handicaps. Toutefois, ces chiffres masquent d’importantes disparités entre les pays selon leur catégorie de revenu, les pays à faible revenu étant à la traîne.

Du fait de sa forte transmissibilité, la rougeole fait office de système d’alerte précoce en mettant rapidement en évidence les lacunes immunitaires au sein de la population. Pourtant, 21 millions d’enfants n’ont pas reçu leur première dose systématique de vaccin contre la rougeole, ce qui est loin des 19 millions de 2019.

Couverture de la vaccination dans le monde en 2025

En résumé, la couverture de la vaccination dans le monde en 2025 se présentait comme suit :

Haemophilus influenzae type b (Hib) est un agent causal de la méningite et de la pneumonie. Fin 2025, 193 États Membres avaient introduit le vaccin contre le Hib. La couverture mondiale par trois doses de vaccin anti-Hib est estimée à 78 %. On observe des écarts marqués entre les Régions. La couverture est estimée à 94 % dans la Région OMS de l’Asie du Sud-Est, alors qu’elle n’est que de 45 % dans la Région OMS du Pacifique occidental.

L’hépatite B est une infection virale s’attaquant au foie. Fin 2025, 190 États Membres avaient introduit à l’échelle nationale le vaccin contre l’hépatite B pour les nourrissons. La couverture mondiale par trois doses de vaccin anti-hépatite B est estimée à 84 %. De plus, 119 États Membres ont instauré l’administration d’une dose de vaccin anti-hépatite B aux nouveau-nés dans les 24 heures suivant la naissance. La couverture mondiale est de 43 % et atteint 77 % dans la Région OMS du Pacifique occidental, alors que, d’après les estimations, elle n’est que de 11 % dans la Région africaine de l’OMS.

L’infection à papillomavirus humain (HPV) est l’infection virale la plus courante de l’appareil reproducteur et elle peut être à l’origine du cancer du col de l’utérus, d’autres types de cancer et de verrues génitales chez l’homme et chez la femme. En 2025, le vaccin anti-HPV était administré dans le cadre de programmes et services nationaux de vaccination dans 162 pays, et nouvellement introduit dans 15 pays. À la fin de l’année 2025, 93 pays avaient adopté un schéma de vaccination à une seule dose, et, à l’échelle mondiale, plus de 85 % des filles âgées de 9 à 14 ans vaccinées cette année-là l’avaient été selon ce schéma.

La couverture mondiale par la première dose de vaccin anti-HPV est actuellement estimée à 33 %. Même si l’on est encore loin de l’objectif de 90 % fixé pour 2030, cela représente une augmentation considérable par rapport au taux de couverture de 17 % enregistré en 2019. La hausse plus modérée de la couverture mondiale par rapport à l’année dernière s’explique par le lancement de nouveaux programmes et l’extension de programmes existants dans plusieurs grands pays, mais cette augmentation a été contrebalancée par une baisse des résultats dans certains grands pays.

Le paludisme est une maladie humaine potentiellement mortelle causée par des parasites que transmettent les piqûres de moustiques anophèles infectés. Il reste l’une des principales causes de décès chez les enfants en Afrique subsaharienne. Le Programme de mise en œuvre du vaccin antipaludique (MVIP), coordonné par l’OMS et déployé au Ghana, au Kenya et au Malawi de 2019 à 2023, a eu un fort impact en termes de santé publique, avec une réduction de 13 % de la mortalité toutes causes confondues, attribuable au vaccin, chez les enfants qui ont l’âge requis pour bénéficier du vaccin, ainsi qu’une baisse sensible du nombre d’hospitalisations pour paludisme grave. Depuis 2024, les vaccins antipaludiques sont davantage intégrés dans les calendriers nationaux de vaccination et leur déploiement a été étendu à l’ensemble du continent africain dans le cadre d’activités intégrées de lutte contre le paludisme. Vingt-cinq pays d’Afrique ont introduit des vaccins antipaludiques au niveau national ou infranational.

La rougeole est une maladie très contagieuse causée par un virus qui provoque en général une forte fièvre et une éruption cutanée, mais qui peut aussi entraîner la cécité, une encéphalite ou la mort. À la fin de 2025, 84 % des enfants avaient reçu 1 dose de vaccin à valence rougeole avant leur deuxième anniversaire, et 77 % avaient reçu 2 doses de vaccin. Fin 2025, 192 États Membres avaient intégré une deuxième dose de vaccin antirougeoleux dans leur calendrier national de vaccination.

La méningite bactérienne est une infection souvent mortelle et qui laisse des séquelles dévastatrices à long terme chez une personne sur cinq après une phase aiguë. Avant l’introduction de MenAfriVac en 2010, le sérogroupe A du méningocoque (NmA) causait 80 % des épidémies de méningite dans la « ceinture africaine de la méningite ». Fin 2025, 24 des 26 pays de la ceinture avaient mené des campagnes préventives, et 15 avaient introduit MenAfriVac dans leur programme de vaccination systématique, qui a permis de vacciner plus de 400 millions de personnes. En 2025, la couverture est estimée à 61 % dans les pays utilisant MenAfriVac dans les programmes de vaccination systématique (15 pays) et à 30 % au total dans les 26 pays. Aucun cas de méningite à NmA n’a été confirmé depuis 2017 dans la ceinture de la méningite. Le passage progressif, à partir de 2025, à un nouveau vaccin conjugué pentavalent contre le méningocoque (ACWYX) ouvrira la voie à la disparition définitive de la ceinture de la méningite.

Les oreillons sont une infection virale très contagieuse provoquant un œdème facial douloureux sous les oreilles (au niveau des glandes parotides), de la fièvre, des céphalées et des myalgies. Le virus peut provoquer une méningite. Fin 2025, 124 États Membres avaient introduit le vaccin antiourlien à l’échelle nationale.

Les infections à pneumocoque regroupent la pneumonie, la méningite, la bactériémie fébrile, ainsi que l’otite moyenne, la sinusite et la bronchite. Fin 2025, le vaccin antipneumococcique avait été introduit dans 169 États Membres et la couverture mondiale par la dernière dose était estimée à 71 %. On observe des écarts marqués entre les Régions. La couverture est estimée à 92 % dans la Région OMS de l’Asie du Sud-Est, alors qu’elle n’est que de 34 % dans la Région OMS du Pacifique occidental.

La poliomyélite est une infection virale très contagieuse pouvant provoquer une paralysie irréversible. En 2025, la couverture des nourrissons par la première dose de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) est estimée à 86 %, tandis que 74 % des nourrissons dans le monde ont reçu 2 doses ou plus de VPI. Bien que son éradication mondiale soit l’objectif visé, le poliovirus sauvage demeure endémique en Afghanistan et au Pakistan. Tant que la transmission du poliovirus n’aura pas été interrompue dans ces pays, tous les pays sont exposés au risque d’importation du virus, surtout les pays où les services de santé sont précaires, où la couverture vaccinale est faible et qui ont des échanges avec les zones touchées du fait des voyages ou des relations économiques.

Les rotavirus sont, dans le monde entier, la cause la plus fréquente de maladie diarrhéique sévère du jeune enfant. Fin 2025, 136 pays avaient introduit le vaccin contre le rotavirus. La couverture mondiale était estimée à 61 %.

La rubéole est une maladie virale en général bénigne chez l’enfant, mais l’infection en début de grossesse peut provoquer la mort du fœtus ou le syndrome de rubéole congénitale, qui peut être à l’origine d’anomalies cérébrales, cardiaques, oculaires et auriculaires. Fin 2025, le vaccin antirubéoleux avait été introduit dans 179 États Membres, y compris au niveau infranational pour l’un d’entre eux, et la couverture mondiale était estimée à 73 %.

Le tétanos est dû à une bactérie qui se développe en l’absence d’oxygène, par exemple dans des plaies sales ou dans le cordon ombilical s’il n’est pas nettoyé correctement. Les spores de C. tetani sont présentes dans l’environnement, quelle que soit la situation géographique. Cette bactérie produit une toxine pouvant entraîner de graves complications ou la mort. Le tétanos maternel et néonatal subsiste en tant que problème de santé publique dans 8 pays : l’Afghanistan, l’Angola, le Nigéria, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la République centrafricaine, la Somalie et le Yémen.

La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aiguë transmise par des moustiques infectés. En 2025, le vaccin antiamaril faisait partie des programmes de vaccination systématique du nourrisson dans 38 des 40 pays et territoires à risque en Afrique et dans les Amériques. La couverture vaccinale dans ces 40 pays et territoires était estimée à 53 %.

Principales difficultés

En 2025, 13,5 millions de nourrissons dans le monde n’avaient pas reçu la première dose de DTC, ce qui est le signe d’un accès insuffisant à la vaccination et aux autres services de santé, et 6 millions de nourrissons supplémentaires n’étaient que partiellement vaccinés. Sur ce total de près de 20 millions d’enfants non vaccinés et sous-vaccinés, environ 53 % vivent dans 10 pays : Afghanistan, Angola, Éthiopie, Inde, Indonésie, Nigéria, Pakistan, Philippines, République démocratique du Congo et Yémen.

L’analyse des données au niveau infranational est essentielle pour aider les pays à établir les priorités et à adapter les stratégies de vaccination et les plans opérationnels de façon à combler les lacunes de la vaccination et à administrer à chacun les vaccins vitaux.

Action de l’OMS

L’OMS collabore avec les pays et les partenaires pour accroître la couverture de la vaccination dans le monde, notamment dans le cadre des initiatives adoptées par l’Assemblée mondiale de la Santé en août 2020.

Programme pour la vaccination à l’horizon 2030

Le Programme pour la vaccination à l’horizon 2030 définit une perspective et une stratégie mondiales ambitieuses pour les vaccins et la vaccination durant la décennie 2021-2030. Il a été mis au point collectivement, en intégrant les milliers de contributions apportées par des pays et des organisations du monde entier. Il s’inspire des enseignements tirés de la décennie écoulée et tient compte des difficultés constantes et nouvelles que posent les maladies infectieuses (par exemple la maladie à virus Ebola ou la COVID-19).

Cette stratégie a été mise au point pour répondre aux intérêts de chaque pays. Elle vise à orienter et à harmoniser les activités des parties prenantes au niveau communautaire, national, régional et mondial en vue de concrétiser l’idéal d’un monde où chaque individu, où qu’il se trouve, bénéficie pleinement des vaccins pour sa santé et son bien-être. Le Programme pour la vaccination à l’horizon 2030 est mis en application au moyen de stratégies régionales et nationales et de dispositifs visant à garantir la maîtrise du programme et la responsabilisation au niveau des pays, et d’un cadre de suivi et d’évaluation qui guide sa mise en œuvre dans les pays.

En 2020, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté la Stratégie mondiale en vue d’éliminer le cancer du col de l’utérus en tant que problème de santé publique. Le premier pilier de la stratégie prévoit l’introduction du vaccin anti-HPV dans tous les pays et fixe un objectif de couverture de 90 %. Pour atteindre les objectifs fixés pour 2030, il faudra réaliser des investissements considérables afin de soutenir la mise en œuvre dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, tout en améliorant les programmes pour atteindre une couverture de 90 % dans tous les contextes.